The Talo Dam

The World Bank’s Legacy:

Le ministre Seydou Traore humilié a Djenné

Africa and Dams

Djenné

(par Aliou Traoré)

Consensus sous bonne escorte

Les arguments de Djenné contre le grand barrage de Talo (1998)

(Par François GALLIER)

Analyse du projet de barrage de Talo et révision de conséquences sur les systéms de production ruraux du Djennéri

BARRAGE DE TALO 
Impasse ou sortie de la crise?  Info-matin news paper arcticle (Bamako, Mali)

Document pressante a la réunion organisée a l'occation de la visite de la vice-president de la BAD a Djenné 21/11/2003

Le nouveau dessin du barrage de Talo

Clark report

Press release  September 15,2002
Talo Dam, Mali, West Africa
by the Djenne Initiative

 

 

 

 

 

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Face à l'impasse dans laquelle le projet de Talo est plongé depuis' 1998, les autorités  multiplient

Les initiatives vers une sortie de crise devant permettre la poursuite des

travaux d'aménagement du Moyen Bani en ce qui concerne, spécifiquement, la réalisa­tion du fameux barrage de Talo. Contre le­quel barrage les populations de Djenné s'op­posent avec les arguments du bord qui sont relayés, sinon appuyés, par des expertises nationales comme internationales.

Le forum de la discorde

L'élément phare de cette stratégie d'adhésion populaire aura été l'organisation de la Table ronde du 15 février 2003 à Djenné. Maquillée sous la thématique du "dévelop­pement du cercle de Djenné", la Table ronde visait en réalité à harmoniser les points de vue en faveur du Projet moyen Bani, plus connu sous le vocable de " Barrage" ou " Seuil" de Talo. En effet, d'une part, les po­pulations de Djenné signifiaient leur opposi­tion à la réalisation du barrage en question, pour des motifs exposés dans un document intitulé" Les arguments de Djenné", et dont la teneur a été communiquée aux autorités par une lettre le 28 octobre 1998. D'autre part, paradoxalement, les autorités conti­nuaient à travailler comme si de rien était, c'est-à-dire les arguments étaient avancés, dans le sens de la réalisation du barrage sans encombres pour les populations rive­-- raines du delta central, encore moins pour la faune et la flore du milieu.

Arguments pour et contre dont certains éléments ont été dé­veloppés,  du reste, dans notre parution d'hier.

 

Mais la Table ronde de Djenné aura été un forum avorté après l'échec qui en a résulté. En effet, les autorités (représentées audit forum par trois ministres du gouvernement de la république) ont usé de subterfuge pour diviser les populations. C'est ainsi que la Table ronde a été insidieusement élargie aux autres populations riveraines de la région Ouest du Bani, notamment les circonscrip­tions de San et de Bla qui se trouvent en amont du barrage. En procédant de cette façon, les populations de Djenné, qui vivent  en aval et dans le delta central, ont été du  coup réduites en minorité pour leur imposer "démocratiquement" la construction dudit barrage après un consensus général.

 Pour ne pas cautionner ces agissements des autorités et ne pas être mises devant le fait  accompli, les populations de Djenné ont vidé les lieux. Mais c'était sans compter avec la détermination des autorités qui sont déci­dées à passer outre la volonté populaire pour réaliser coûte que coûte ledit barrage. Et ad­vienne que pourra. Plus grave, les autorités ont joué Djenné contre Djenné certains élus (députés, conseillers ou maires) de la loca­lité sont retournés sur leurs pas pour ap­porter la caution

"légitime" audit forum. Chose curieuse, c'est que ces mêmes per­sonnalités politiques sont signataires de la lettre du 28 octobre 1998, ci-dessus réfé­rée, pour affirmer leur opposition à la réali­sation du barrage de Talo. Comment expli­quer ou justifier alors ce revirement de po­sition plutôt "spectaculaire" ? Et à quel prix?

L'arbitrage de la BAD

Toujours est-il que cette politique des auto­rités, qui a consisté à diviser pour mieux régner, n'aura pas été payante à tous les coups. Car, elles ont récidivé sans succès à l'occasion de la visite du vice-président de Ia BAD à Djenné, le 21 novembre dernier. En effet, le tableau présenté au vice-président ne laissait entrevoir aucun obstacle majeur à la réalisation du projet, si ce n'est l'hosti­lité d'une "infime" partie de la population de Djenné d'ailleurs assimilée à la seule per­sonne du président de l'association des res­sortissants de Djenné qui résident à Ba­mako, en la personne de vieux Bagouro Noumanzana dont l'interview a paru dans notre N° d'hier. 

 

Mais la suite des événements a montré que ce n'était pas une question de personne, parce que la principale exigence de Djenné a été acceptée par la BAD, à savoir la réali­sation (décembre 2003/janvier) des études complémentaires pour évaluer les impacts hydrologiques jusqu'à Mopti. Mieux, la BAD a instruit aux autorités le lancement immé­diat des études détaillées du plan de ges­tion environnementale et. sociale. En plus de la mise en place d'un comité du sous basin du Bani dédié à la gestion du seuil de Talo et au suivi des études du seuil de Djenné. Le tout couronné par un comité de bons offices pour la réconciliation et le dé­veloppement, pour consolider les résultats . et les acquis de la mission conduite par le vice-président de la BAD.      ._.

Toutes ces propositions et exigences de la BAD ont fait l'objet d'un Aide mémoire que' nous vous proposons dans notre parution d'aujourd'hui. Aussi, plus rien ne s'oppo­sera plus à la réalisation du barrage de Talo dont les travaux proprement sont prévus pour mars 2004 après la préparation des dossiers d'appel d'offres. Le financement de la BAD étant estime à hauteur de 23 milliards de FCFA pour l'ensemble des coûts combinés. Les deux (2) parties, autorités comme populations, ayant eu satisfaction chacune en ce qui la concerne.

C'est tout ce que nous souhaitons pour notre part, pour que la sécurité et l'autosuffisance ali­mentaires soient des réalités tangibles et palpables au Mali. Et encore une fois, les Bamanan ont raison quand ils affirment sans ambages: " Kun tise dila kuntigi kofè ". Pour l'avoir ignoré superbement, les autorités avaient toujours buté contre le mur plusieurs fois séculaire de Djenné...

 

Par Sambi TOU RE .

Et Seydina Oumar DIARRA-SOD 

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